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Jeudi 2 avril 2009


De mini-dinosaures carnivores vivaient en Amérique du Nord 75 millions d'années avant notre ère comme en témoigne un fossile du plus petit de ces animaux découvert à ce jour, selon des paléontologues canadiens dont les travaux sont publiés lundi aux États-Unis.


La découverte de ce cousin nain du vélociraptor dont la taille était environ la moitié de celle d'un chat d'aujourd'hui, baptisé Hesperonychus elisabethee, révèle la diversité des prédateurs préhistoriques, expliquent ces chercheurs.

«Le Hesperonychus est pour le moment le plus petit dinosaure connu en Amérique du nord», affirme Nick Longrich, un chercheur en paléontologie du département de biologie de l'Université de Calgary au Canada, co-auteur de cette communication parue dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS) datées du 16 mars.


Ce petit dinosaure de deux kilos et de 50 cm de haut devait chasser ce qu'il pouvait attraper à savoir insectes, petits mammifères, batraciens et peut-être même des bébés dinosaures, supputent ces paléontologues.

 

Le Hesperonychus devait passer le clair de son temps sur le sol à la recherche de proies à travers les marais et forêts qui caractérisaient l'environnement naturel de cette période de la fin du Crétacé, explique Philip Currie, un paléontologue à l'université d'Alberta, l'autre co-auteur de cette étude.

«Cette découverte montre combien nos connaissances sont limitées et ouvre la possibilité que des dinosaures encore plus petits aient existé», souligne Nick Longrich dans un communiqué.

«De petits dinosaures carnivores paraissaient être absents de l'environnement d'alors en Amérique du nord ce qui est étrange car aujourd'hui les petits carnivores sont plus nombreux que les plus grands. Il apparaît donc que de très petits dinosaures vivaient bien en Amérique du nord et jouaient un rôle plus important dans l'écosystème que nous le pensions», selon Nick Longrich.


Des ossements fossilisés de Hesperonychus ont été trouvés en 1982 dans plusieurs endroits dont le «Dinosaur Provincial Park» situé au Canada, dans des badlands de l'Alberta.

 

Le spécimen le plus important, un pelvis fossilisé bien préservé, a été découvert par la célèbre paléontologue Elizabeth Nicholls, aujourd'hui disparue, et qui a donné son nom à la nouvelle espèce, le nom du genre Hesperonychus signifiant griffe.

Ces fossiles d'ossements sont restés dans des tiroirs pendant 25 ans avant de faire l'objet de recherches qui ont débuté en 2007 à l'Université d'Alberta grâce à Nick Longrich.

Longrich et Philip Currie se sont concentrés sur des griffes et un pelvis fossilisés bien préservés pour leurs travaux.

Avant le Hesperonychus, des restes fossilisés du plus petit dinosaure carnivore en Amérique du Nord montraient qu'il était de la taille d'un loup, notent les auteurs de cette découverte.

À en juger par l'abondance des fossiles retrouvés, «nous pensons que des dinosaures de la taille du Hesperonychus devaient être nombreux dans le paysage nord-américain au Crétacé», jugent-ils.

Ces deux paléontologues avaient révélé en 2008 le précédent dinosaure le plus petit mis au jour en Amérique du Nord. Il s'agissait d'un dinosaure de la taille d'un poulet insectivore, baptisé Albertonykus borealis.

Source : Cyberpresse.ca
Photo :
1 : Une griffe fossilisée de l'Hesperonychus elisabethee, cousin nain du vélociraptor dont la taille était environ la moitié de celle d'un chat d'aujourd'hui.

Photo: AP
2 : Ce pelvis fossilisé bien préservé est le plus important spécimen découvert en Alberta.

Photo: PC

Par Lapinou - Publié dans : Paléontologie
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Mercredi 1 avril 2009

Des scientifiques britanniques travaillent sur un modèle de poisson-robot, capable de se déplacer de façon autonome pour détecter les sources de pollution en milieu aquatique.
 
Poisson technologique
 
Conçu par l'équipe du professeur Huosheng Hu de l'université d'Essex, le poisson-robot, d'un coût de 20.000 livres, peut se déplacer à une vitesse maximum d'un mètre par seconde. Il devrait être opérationnel d'ici à 2010.
 Poisson robot
Long d'environ 1,5 mètre, le poisson ressemble à une carpe Il sera équipé de détecteurs chimiques pouvant identifier des sources de pollutions : fuites de carburant provenant de navires, produits chimiques dilués dans l'eau, par exemple.
 
Le poisson-robot, conçu par des chercheurs de l'Université d'Essex (est de l'Angleterre) n'est pas télécommandé mais dispose de ses propres capacités de navigation. Il doit retourner à son port d'attache toutes les huit heures, quand il a épuisé ses batteries.

 

Quel avenir pour ce poisson du futur ?
 
« L'espoir est que cela puisse prévenir des rejets potentiellement dangereux dans la mer, avant que des fuites non détectées ne s'aggravent avec le temps », explique M. Hu.
 
« Si utiliser des bancs de poissons-robots pour détecter la pollution dans les ports semble sortir tout droit de la science-fiction, il y a des raisons très pratiques pour choisir cette forme », a souligné Rory Doyle, directeur de recherche scientifique chez BMT Group.
 
« Avec des poissons-robots, on suit un modèle créé par des millions d'années d'évolution qui est incroyablement efficace », a-t-il relevé.


Source : Ushuaia.com

Par Lapinou - Publié dans : Réchauffement Climatique
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Mardi 31 mars 2009

L'Amérique LatineSelon certains experts, l'Amérique latine est l'une des régions les plus vulnérables au changement climatique !

Dans un rapport récemment publié par une agence dépendant des Nations unies, nous pouvons constater que "cette région pourrait être plus touchée que les autres dans le monde par le phénomène de réchauffement climatique". Les ouragans de plus en plus fréquents, la présence des îles et des zones côtières, le dégel des glaciers de la cordillère des Andes peuvent en effet devenir des facteurs aggravants qui favorisent les inondations.

Les émissions de gaz à effet de serre sont modestes

"Sachant que les émissions de gaz à effet de serre sont modestes dans la région (11,7% du total mondial en 2000), l'attention des autorités devrait se concentrer sur les mesures d'adaptation au changement climatique" insiste la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes.
"Plus les gouvernements latino-américains seront préparés, moins fortes seront les pressions imprévues sur les dépenses et les pertes de recettes" engendrées par les catastrophes naturelles" souligne le rapport.


Source  : Ushuaia.com

Par Lapinou - Publié dans : Réchauffement Climatique
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Lundi 30 mars 2009


L’actu : rivières toujours plus polluées, écosystèmes menacés, moyens de prévention insuffisants… Le bilan de santé des milieux aquatiques français est très inquiétant, selon l’Association Nationale pour la Protection des Eaux et Rivières (ANPER-TOS), qui vient de publier une revue pour faire le point sur la politique de l’eau en France.

Le contexte

- L’ANPER-TOS s’est donnée pour mission de « lutter pour la sauvegarde des eaux et rivières de France ». A l’occasion de son cinquantième anniversaire, elle s’est associée au Fonds mondial pour la nature (WWF) pour publier un numéro hors-série sur l’eau, intitulé 50 ans de politique de l’eau en France, quels résultats ?

- La directive cadre européenne sur l’eau a fixé un objectif de "bon état écologique des rivières et cours d’eau" à atteindre d’ici 2015.

L’enjeu : un taux de pollution sans précédent

Les rivières françaises grouillent de pesticides. Selon une étude du Service de l’observation et des statistiques publiée fin janvier, 90% des cours d’eau français contiennent des traces d’herbicides ou d’insecticides, dans des proportions parfois préoccupantes.

Un chiffre qui confirme les observations de l’ANPER-TOS. L’association dénonce dans les eaux de surfaces « une pollution généralisée dont les causes sont l’agriculture (90% des pesticides utilisés), l’entretien des jardins (8%) et celui des voies SNCF et de la voirie (2%) ».

Les eaux souterraines ne sont pas épargnées pour autant. « La présence de pesticides à de faibles concentrations dans les réserves d’eau potable est particulièrement problématique au regard de leur impact sur la santé », peut-on lire dans le bilan de qualité de l’eau dressé par l’association.

Plus grave encore : les milieux aquatiques français sont pollués par bien d’autres substances nocives pour l’environnement et la santé humaine. Sur les 1242 points d’eau souterrains mesurés, la moitié a vu sa teneur en nitrates augmenter des dernières années, selon l’Office international de l’eau.

Surtout, les mesures de pollution ne tiennent pas compte des « micropolluants émergeants » que sont les dioxines, phtalates, retardateurs de flammes et autres substances pharmaceutiques, alors que « leur impact est majeur sur la santé humaine et les organismes aquatiques ». Ces produits chimiques peuvent en effet être pour l’homme un facteur de cancers ou de malformations congénitales.

Les raisons du déclin

Selon l’ANPER-TOS, la situation préoccupante des rivières et cours d’eau français s’explique par plusieurs facteurs :

- une agriculture très polluante

Dans des régions comme le Bassin parisien ou le Poitou-Charentes, la hausse de la concentration de nitrates dans les eaux de surface s’explique par les méthodes de culture des céréales et du maïs.

« Depuis les années 1970, l’agriculture intensive et industrielle s’est développée à une vitesse incontrôlable, au mépris du droit de l’environnement », estime Jacques Blanquet, délégué de l’association, qui dénonce l’influence des lobbies agricoles. « Que faire, quand on sait que la FNSEA* n’hésite pas à demander l’abandon des contrôles inopinés sur tous les élevages industriels ? »

- des aménagements de territoire dangereux pour l’environnement

Urbanisation, extension du réseau routier, croissance des zones industrielles… Le développement économique de la France a modifié ses paysages, au détriment de nombreux sites naturels.

« La dégradation des milieux aquatiques s’explique également par certaines pratiques d’aménagement du territoire, comme la construction de centaines de barrages et de lotissements qui épuisent les cours d’eau », explique Jacques Blanquet.

- l’impuissance des autorités de contrôle

La loi française sur l’eau et les milieux aquatiques (Lema) du 30 décembre 2006 a permis la création de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, en remplacement du Conseil supérieur de la pêche.

Cette police de l’eau compte 800 agents en France. Pas de quoi contrôler efficacement l’ensemble des sites qui a besoin d’une surveillance de tous les instants. « Un département comme la Seine-et-Marne ne compte qu’un seul agent. C’est très insuffisant », souligne Jacques Blanquet.

Le modèle new-yorkais

En plus de son impact sanitaire et environnemental, la pollution des rivières françaises a un coût économique non négligeable : « le surcoût lié à l’eutrophisation des eaux pour la production de l’eau potable est estimé entre 1,5 et 2 milliards d’euros par an par les agences de l’eau » peut-on lire dans la revue de l’ANPER-TOS.

Pour s’épargner ces dépenses inutiles, la France pourrait s’inspirer de l’exemple new-yorkais. En 1997, suite à une alerte à la pollution de l’eau, la ville a préféré investir dans l’assainissement de ses zone de captage, plutôt que de construire de nouvelles usines de filtration d’eau. Un choix qui lui aurait déjà permis d’économiser 6 milliards de dollars.

Source : Geo

Par Lapinou - Publié dans : Pollution
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Dimanche 29 mars 2009

 

Vue d'artiste du robot Phoenix dans la lumière déclinante du Soleil.



Plusieurs clichés montrent des gouttelettes perlant sur les pieds de la sonde Phoenix. Selon certains scientifiques il pourrait s’agir d’eau salée à l’état liquide.


O. Nilton Renno, professeur de phénomènes atmosphériques, océaniques et de sciences spatiales à l'Université du Michigan, en est sûr : c’est bien de l’eau liquide qui apparaît sur les photos de Phoenix, prises par la sonde elle-même, lorsqu’elle était encore en activité sur la planète Mars. Et pourtant, située vers le pôle Nord martien, Phoenix n’a jamais connu de température supérieure à -20°c. Pour le chercheur, l’eau n’a pas gelé en raison des sels qu’elle contient qui font baisser sa température de congélation de plusieurs dizaine de degrés.

Prudent malgré tout, il a pris soin de prévenir : « Ce n'est pas une preuve mais il existe de fortes présomptions ». Le Dr Renno présentera ses résultats et analyses dans un discours à la Lunar and Planetary Science Conference au Texas, par ailleurs, il est l'auteur principal d'un article scientifique soumis au Journal of Geophysical Research qui n’a pas encore confirmé de date de publication.

Il faut dire que l’hypothèse d’O. Renno ne recueille pas l’entière adhésion de la communauté scientifique. Si les faits principaux ne sont pas contestables, il y avait bien des taches en forme de gouttes sur le pied de la sonde, beaucoup de spécialistes n’y voient là qu’un artefact ou un dépôt de gel. Les mêmes conviennent pourtant que la théorie de Renno repose sur des bases théoriques correctes. De plus, elle est en accord avec les principales conclusions de la mission Phoenix : la découverte de produits chimiques comme des perchlorates dans le sol. Ces sels de perchlorates, dissous dans l’eau, peuvent abaisser la température de congélation et expliquer la présence de gouttes liquides sur la sonde.

Le Dr Renno estime que les propulseurs de Phoenix ont balayé une poche d’eau saturée en perchlorates située juste sous la surface de la zone d’atterrissage. La chaleur aurait alors provoqué l’évaporation du liquide. Avec ses collaborateurs, il a même tenté de reproduire, en Espagne, le phénomène. Les premiers résultats sont « compatibles » avec sa théorie, affirme-t-il.

La sonde Phœnix est arrivée en mai 2008 sur la planète Mars, sa mission était d’étudier la composition minéralogique du sol près du pôle nord de Mars. En activité sur la planète durant 6 mois, le robot a cessé de fonctionner le 2 novembre dernier. Phœnix a permis de détecter des carbonates de calcium, minéraux qui se forment sur Terre en présence d’eau liquide. Le robot a aussi eu le privilège de voir tomber la neige sur Mars –neige qui s’est vaporisée avant d’atteindre le sol.

Source : Science et Avenir Photo : Vue d'artiste du robot Phoenix dans la lumière déclinante du Soleil. (NASA/JPL-Caltech/University of Arizona)


Par Lapinou - Publié dans : Espace
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